Côte d’Ivoire / Violences extrémistes et renforcement du rôle de la femme dans la prévention de la lutte contre le terrorisme, au centre d’un séminaire organisé par l’AILCT à Abidjan

Côte d’Ivoire / Violences extrémistes et renforcement du rôle de la femme dans la prévention de la lutte contre le terrorisme, au centre d’un séminaire organisé par l’AILCT à Abidjan Représentant la Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, le Directeur de Cabinet Diarrassouba Moussa, a procédé le mardi 25 février à Abidjan à l’ouverture officielle d’un séminaire qui a porté sur le thème ; « Femmes et Violences Extrémistes en Afrique : Comment renforcer le rôle des femmes dans la prévention et la lutte contre le Terrorisme ? » <><> Organisé par l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme (AILCT) en collaboration avec l’Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR), la rencontre qui a réuni environ une quarantaine de participants, vise à cerner les enjeux et les défis d’une approche inclusive de genre dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme mais aussi à formuler des recommandations dans le but de renforcer les capacités des femmes. <><> Pour le représentant de la ministre, ce thème s’inscrit parfaitement dans les priorités de la Côte d’Ivoire. <><> « Le rôle des femmes dans la prévention et la lutte contre le terrorisme est crucial. Les femmes ne sont pas seulement des victimes des violences extrémistes, elles sont aussi des actrices de changement, des porteuses de résilience et des leaders dans leurs communautés. » A-t-il souligné puis d’ajouter ; « pour renforcer leur rôle, il est impératif de mettre en œuvre des solutions concrètes et durables. » <><> A ce titre il a fait des propositions, à savoir ; renforcer la sensibilisation et l’éducation des femmes, encourager la participation des femmes dans les processus de décision, renforcer les capacités des femmes à travers la formation, protéger les femmes et les enfants contre les violences liées au terrorisme, promouvoir la résilience communautaire et enfin, renforcer la coopération internationale et régionale. <><> Principale cheville ouvrière de cette rencontre, le Directeur Général de l’AILCT, le Général de Brigade, Allah Kouamé Joseph, a indiqué que l’heure était arrivée pour poser le bon diagnostic, et ce, à travers des débats d’idées, de réflexion stratégique afin de faire une analyse en profondeur du rôle de ce segment du corps social dans les entreprises jihadistes. <><> « Que ce soit au niveau universitaire et dans le cercle politico-militaire, le rôle de la femme au sein des organisations terroristes est diversement interprété. Il tient à une ambivalence qui oscille entre le statut de victime et de combattante » A-t-il souligné et de poursuivre ; « De ce fait, il nous appartient collectivement de susciter le débat et d’analyser le rôle de la femme. » <><> Concernant le rôle que doit jouer l’Académie, le Général s’est voulu rassurant. <><> « En tant que chercheurs et praticiens dans le domaine du contreterrorisme, nous avons un rôle fondamental, celui de multiplier les cadres de réflexions stratégiques et de promotion du personnel féminin dans les structures antiterroristes ou de développement. En partageant nos connaissances, nos expériences et nos analyses, nous contribuons à enrichir les politiques et les stratégies de prévention et de lutte contre le phénomène. » A-t-il indiqué puis de souligner ; <><> « L’AILCT s’engage par ses formations, ses séminaires et ses recherches à promouvoir cette approche inclusive et à offrir un espace de réflexion et d’action pour renforcer le rôle des femmes dans ce combat global. » <><> Ce séminaire constitue la deuxième activité au titre de l’année 2025 de l’Institut de Recherche Stratégique, une branche de l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme. (ndk)

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